S'oublier n'est pas vivre
Afin de réaliser la promesse faite à son petit fils, Francisco (qui déteste pourtant la marche) décide
de partir en éclaireur jusqu’à Notre-Dame du Suc.
Mais, chemin faisant, rencontres et féerie vont accompagner ses pas. Ceux-ci vont le conduire dans
de mystérieuses grottes, visite guidée par un personnage tout aussi mystérieux.
Parcours initiatique ? Introspection ?
2 réponses
Avec S’oublier n’est pas vivre, Liliane Gabel m’a entraînée dans un voyage où le réel se mêle constamment à la réflexion. J’ai adoré.
J’ai suivi Francisco sans savoir exactement où ses pas le conduiraient, et c’est précisément cette part de mystère qui m’a captivée. Derrière cette promenade hors du commun, transmise d’un grand-père à son petit-fils, l’autrice construit un récit où chaque rencontre et chaque étape invitent à s’interroger sur le deuil, l’amour, le libre arbitre, nos blessures et notre manière de traverser l’existence. Je me suis laissé porter par cette atmosphère énigmatique qui nourrit la réflexion sans jamais dissiper tous ses secrets.
J’ai apprécié la sensibilité de Liliane Gabel, dont l’écriture alterne dialogues philosophiques, symboles et instants plus poétiques.
Sur son blog, où elle se présente et invite les lecteurs à découvrir l’ensemble de ses œuvres, elle écrit : « Pinceaux et clavier me permettent de pointer les injustices que certains humains font subir aux êtres vivants, quels qu’ils soient, mais aussi les surprises, les petits bonheurs » (https://lilianegabel.fr).
J’ai retrouvé les valeurs qui traversent toute son œuvre : le respect du vivant, l’attention portée aux petits bonheurs et la conviction que chacun peut retrouver son chemin.
Plusieurs passages m’ont particulièrement marqué. Lorsque Roze affirme : « On n’oublie pas, on avance », il rappelle avec beaucoup de justesse que le deuil ne s’efface jamais, mais qu’il peut se transformer. J’ai aussi aimé cette invitation à regarder autrement notre quotidien : « La vie, c’est autre chose. Non le paradis, mais une accumulation de petits événements qui font chaud au cœur » Cette réflexion donne une véritable profondeur au récit en invitant à reconnaître la valeur des instants les plus simples.
S’oublier n’est pas vivre n’apporte pas des réponses toutes faites. Il ouvre des portes, propose des pistes de réflexion et laisse chacun libre d’y trouver un écho personnel. C’est un roman qui mêle spiritualité et humanité, tout en préservant le plaisir de la découverte.
Je referme S’oublier n’est pas vivre avec le sentiment d’avoir parcouru un chemin intérieur qui m’a invité à regarder la vie sous un angle différent et à me rappeler que vivre, c’est aussi ne jamais s’oublier. Un immense merci à Liliane Gabel pour ce beau moment de lecture.
Je retrouve la plume de Liliane Gabel avec un infini plaisir, mais cette fois-ci dans un registre féérique qui m’a profondément touchée. J’ai tout simplement adoré. Une véritable bouffée d’air pur.
Avec S’oublier n’est pas vivre, l’autrice nous entraîne sur un chemin initiatique où l’écriture avance avec douceur, attentive aux silences, aux émotions, à ce qui se joue à l’intérieur.
Autour de Francisco, guidé par Roze, se déploie un récit qui parle avant tout de quête intérieure, de conscience et de transformation, sans jamais appuyer ni expliquer. Tout se fait par touches légères, par images, par sensations.
On reconnaît immédiatement la sensibilité de Liliane Gabel, également peintre. Son regard d’artiste traverse le texte : les scènes semblent peintes plus que décrites, les atmosphères prennent forme comme sur une toile, baignées de lumière et de mystère.
La langue est fluide, bienveillante, presque chuchotée. Lorsqu’elle écrit : « Tu as le pouvoir de choisir quelle sera ta vie, d’écrire une nouvelle histoire » et « Il faut parfois se perdre pour apprendre à se reconnaître. », le livre révèle sa portée intime sans jamais livrer ses clés.
Ce conte ne se raconte pas, il se ressent. Il invite à ralentir, à écouter, à se laisser traverser. J’en ressors apaisée, touchée, avec l’impression d’avoir lu un texte profondément sincère.
Et s’il y avait une suite ?